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8 août 2026 6 08 /08 /août /2026 22:26

Aujourd'hui en fin de matinée comptage des véhicules garés sur la route et les parkings du Countet...

Plus d'infos en septenbre. 

Gordolasque
Gordolasque
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14 juillet 2026 2 14 /07 /juillet /2026 12:37
Vous avez jusqu'au 15 juillet pour donner votre avis.
 
Avis de Vigilance Mercantour :
L’association Vigilance Mercantour est une association régie par la loi 1901,fondée en Mars 2009,qui a pour objet de :
-veiller au respect de la conservation, protection et restauration des espaces, ressources, milieux et habitats naturels, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres fondamentaux écologiques, l’eau, l’air, les sols, les sites, les paysages et le cadre de vie,
-lutter contre les pollutions et nuisances, contre l’aliénation des chemins ruraux et de randonnée, de dénoncer tout manquement ou toute dérive à ces notions -agir pour la sauvegarde de ses intérêts dans le domaine de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme sur le département des Alpes-Maritimes et plus particulièrement sur le massif du Mercantour.
Nous souhaitions vous faire part de notre avis ainsi que de nos interrogations concernant le projet Pilotimmo sur la commune d’Isola 2000 (construction d’un hôtel 4 étoiles avec SPA et de 40 appartements) par le biais de la consultation ouverte au public portant sur le défrichement d’une parcelle de 0,6 ha prévus pour accueillir ce programme immobilier.
Pour quelles raisons ce projet nous semble déraisonnable?
Isola 2000 est aujourd’hui une station de ski qui compte environ 15000 lits, pour la plupart non occupés pendant une grande partie de l’année, ces logements sont vieillissants et très énergivores(90% des logements de la station sont considérés comme des passoires thermiques) comme a pu le révéler en 2022 une étude de la société Heero, spécialisée dans la rénovation énergétique, étude relayée
par différents médias (Le Figaro, Libération, les Echos, Reporterre...) https://static.ep-builder.com/.../CPclassementdesstations...
De plus, ce projet ne semble pas isolé, d’autres programmes immobiliers sont également envisagés : une luge d’été avec un nouveau défrichement, des logements «prestige» par Bouygues Immobilier (Alpenlodge) et un projet d’installation du Club Med (en discussion avec la Métropole Nice Côte d’Azur).
Pourquoi continuer à utiliser de l’argent public pour agrandir un parc immobilier destiné aux plus aisés ainsi que multiplier ou moderniser les équipements (luge d’été, remontées mécaniques) plutôt que d’investir dans la rénovation des bâtiments existants? Il est peut-être nécessaire de rappeler que seulement 9% de la population française part en vacances aux sports d’hiver et seulement 4% y pratiquent le ski alpin (source: étude Credoc de 2023 -Moins d'un Français sur dix part aux vacances d'hiver) Cette croissance aura aussi un impact considérable sur la ressource en eau qui est déjà une problématique sur la station durant la période estivale(août et septembre) et selon tous les modèles climatiques, cette situation ne fera que s’accroître au fil des années. Il est également nécessaire de pointer le besoin en eau durant la période hivernale puisque les canons à neige sont aujourd’hui indispensables à l’ouverture de la station en Décembre ainsi que sur les autres mois d’hiver en fonction des années.
L’autre impact qui nous inquiète également, en tant qu’association de protection du massif du Mercantour, est celui sur l’environnement et la biodiversité de cet espace déjà bien affecté. En effet, la MRAe (Mission Régionales d’Autorité Environnementale), «recommande de mieux détailler les limites physiques, les fonctionnalités d’alimentation et les fonctionnalités écologiques des zones humides» puisque la zone concerne des habitats à enjeu écologique réel et des habitats naturels. Elle «recommande également de conduire une évaluation plus fine des impacts du projet sur les zones humides»(Dossier MRAe: création d'un hébergement hôtelier et d'équipements en vue de nouvelles activités dans la station de ski d'Isola 2000).
L’ensemble de ces éléments factuels interrogent la pertinence de ce projet en l’état et il apparait nécessaire aujourd’hui, avant toute décision et exécution, d’adopter une réflexion sur la compatibilité de ce projet ainsi que les suivants avec les ressources disponibles à l’avenir en tenant compte du dérèglement climatique et ses conséquences. Pour rappel, la station d’Isola 2000 est, à ce jour, engagée dans une démarche d’obtention du label Flocon Vert ce qui laisse entendre un désir d’engagement en faveur de l’environnement et des impacts susceptibles de l’atteindre... Le développement de la station tel qu’il est envisagé à l’heure actuel est-il réellement compatible avec cette ambition?
Les vigilants
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3 juillet 2026 5 03 /07 /juillet /2026 07:56
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28 mai 2026 4 28 /05 /mai /2026 16:47
Ensemble, sauvons la vallée de la Roya
POUR LA MODERNISATION DE LA LIGNE DE TRAIN,CONTRE LE DOUBLEMENT DU TUNNEL DE TENDE ! MOBILISONS-NOUS POUR QUE LA VALLEE DE LA ROYA RESTE RESPIRABLE.

Participez à 2 jours d'échanges, de musique et de convivialité...pour dire moins de route plus de trains
Samedi 30 mai
- 11h - 16h :Au Grand Jardin à la Brigue; Animation d’un stand ludique sur l’impact, de la pollution routière sur la santé de l’enfant dans le cadre de la journée « Panser et repenser l’enfance »
- 18h – 23h : Resto paysan -Breil-sur-Roya
- 18h - 19h15 : Mini-conférence/projection «Vallée de la Roya -  OUI à la ligne de vie :  le train, NON à la ligne de mort : la route »
20h - 23h - Concert
 
Dimanche 31 mai
Vélorution 
- 10h30 : Départ de la gare Vievola 
- 13h : Arrivée à la gare de Saint-Dalmas-de-Tende -Pique-nique et prises de parole

Inscrivez-vous pour recevoir toutes les informations !

Pourquoi nous nous mobilisons ?
Le tunnel de Tende relie le Piémont aux Alpes-Maritimes, via les vallées de la Vermenagna et de la Roya. C'est l'axe le plus direct entre l'Europe du Nord et l’arc méditerranéen. Jusqu’en 2020, le passage était assuré par le tunnel historique, inutilisé depuis la tempête Alex. Un nouveau tunnel a été ouvert à la circulation en alternance à l’été 2025 et interdit pour l’instant aux camions. La deuxième phase de ce projet prévoit l’agrandissement du tunnel historique et sa remise en service afin d’instaurer une circulation simultanée dans les deux sens et rendre ainsi possible le passage des camions. Cette solution est inacceptable car elle transformerait ces deux vallées alpines en « autoroute à poids lourds » à l’image des vallées de Chamonix et de la Maurienne. 

Le Collectif 1 Tunnel e Basta, soutenu par une vingtaine d’associations franco-italiennes, s'oppose au doublement du tunnel de Tende car ce projet, source de multiples pollutions, est une grave menace pour la qualité de vie des habitants, pour le patrimoine paysager et écologique remarquables de cette vallée alpine.

Le Collectif 1 Tunnel e Basta demande :

 
- de renoncer à l’agrandissement du tunnel et de maintenir la circulation actuelle par alternance pour éviter l’explosion du trafic routier, à l’exemple des tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus, qui enregistrent respectivement des moyennes de circulation quotidienne pour les seuls poids lourds de 1700 et de 2740. 
 
- de transférer le financement du doublement du tunnel,140 millions €, vers l'amélioration de la ligne ferroviaire internationale Nice/Cuneo/Turin, une heure de trajet entre Breil-sur-Roya et Tende, soit 20 km !
 
-d’adapter les horaires de trains aux besoins de la population, le 1er train au départ de Tende pour Nice est actuellement à 12h59 !
 
- de réserver l’usage du tunnel historique aux mobilités douces et aux services d'urgence.
 
 Signez et partagez la pétition
https://www.change.org/NonaudoublementdutunneldeTende

 
 
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30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 12:10

Lors du débat qui a suivi la projection du film Le Vivant qui se Défend de Vincent Verzat à Saint-Martin Vésubie en septembre 2025, vous avez émis l'idée que des bénévoles puissent en période estivale être au départ des sentiers de rando (Boréon, Gordolasque, Millefonts...) pour informer sur les bonnes pratiques en montagne.

Nous nous sommes rapprochés du Parc National du Mercantour pour leur proposer cette initiative que la direction a validée.

Pour des raisons logistiques le projet sera mis en place à l'été 2027 avec une formation en amont pour les bénévoles.

Si vous êtes d'ores et déjà intéressé(e) vous pouvez nous laisser vos coordonnées à l'adresse du collectif :

reinventons.la.montagne06@gmail.com

Nous vous remercions de diffuser l'info autour de vous.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficace pour protéger la vie en montagne.

Merci.

Pour rappel Vigilance Mercantour fait parti du collectif Réinventons La Montagne 06

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 17:36

40 ans après il y a toujours de la radioactivité dans les montagnes azuréennes.

article de Nice Matin

article de France 3

 

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22 avril 2026 3 22 /04 /avril /2026 16:19
Rejoindre la dynamique

Les « Montagnardes 2030 », c’est une dynamique d’événements qui se dérouleront du juin à décembre 2030.

Des événements sportifs et populaires, créatifs et festifs, artistiques et éducatifs, mixtes et intergénérationnels qui auront lieu en simultané sur tous les massifs de France pour expérimenter, diffuser et partager de nouvelles pratiques et de nouveaux modes de vie, qui prennent en compte les enjeux de notre époque, et mettent en avant toute la richesse de nos montagnes.

Des événements… qui seront imaginés ensemble !

Habitant.es de tous les massifs, amoureux des cimes, athlètes, professionnel.le.s de la montagne… participez à construire un nouveau récit face aux bouleversements en cours, et participer à l’émergence d’une nouvelle ère pour nos montagnes !

 

Vous pouvez rejoindre différents groupes :

Aider le territoire à se projeter en 2030
Faire connaître la démarche et fédérer des forces vives locale
Organiser et animer des rencontres en présentiel

Identifier les initiatives du territoire inspirantes 
Rencontrer les acteurs
Faire le lien avec le national (cartographies, communication)

Mettre en relations les tisseurs locaux
Faire le lien entre le local et le national
Penser des partenariats au niveau du massif (pouvoirs publics, entreprises, syndicats, associations, etc.)

 

Valoriser les initiatives inspirantes,
en imaginer des nouvelles. Concevoir les « ateliers imaginatifs »

Concevoir les événements sportifs de haut-niveau.

Webinaires d’accueil, aide aux référents territoriaux, outils de communication interne.

Être garant des valeurs et de la gouvernance participative 

Faire connaître l’initiative, gérer les externe

Embarquer du monde (médias, organisations, institutions, etc.), trouver les ressources

 

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14 avril 2026 2 14 /04 /avril /2026 11:05
Madame, Monsieur,
Suite aux conclusions de l'évaluation de sa charte, le Parc national du Mercantour s'est investi dans l'élaboration d'un plan d'adaptation au changement climatique à l'échelle du territoire, en l'accentuant sur la mobilisation des acteurs pour amorcer les changements et sur les priorités opérationnelles de l'établissement. Les enjeux liés au changement climatique sur la gestion des flux et des infrastructures de randonnée font partie des sujets prioritaires.
Par conséquent, le Parc souhaite réunir sa commission "tourisme et activités de pleine nature" pour construire une vision partagée des trajectoires futures et amorcer collectivement la définition d’objectifs opérationnels et d'actions d’adaptation. Cette réunion se tiendra dans un format élargi afin d'impliquer toutes les parties prenantes du territoire.
Dans ce contexte, j’ai le plaisir de vous convier, à titre exceptionnel, à la commission "tourisme et activités de pleine nature" le jeudi 12 mai 2026 de 9h30 à 12h30 à Nice.
Vigilance Mercantour sera présent
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3 avril 2026 5 03 /04 /avril /2026 19:19
Le refuge des Merveilles, situé dans le parc national du Mercantour, à l'entrée de la vallée des Merveilles, va être rénové. Le budget prévisionnel de l'opération (études, réalisation des travaux et héliportage des matériaux) s'élève à 3,5 millions d'euros. Les travaux devraient démarrer au début de l'été 2027. Si ce planning se confirme, le bâtiment actuel n'accueillera plus de public à partir de la fin du printemps 2027. La réouverture du nouveau bâtiment est prévue pour l'année 2029.

le projet de rénovation

 

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3 avril 2026 5 03 /04 /avril /2026 08:59

Texte de Luca de Guglielmi :

Il aura fallu des années de tergiversations, des trains contraints de rouler au pas et une mobilisation transfrontalière acharnée pour tordre le cou à un anachronisme diplomatique. Ce mardi 31 mars 2026, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la ratification de la convention franco-italienne pour la gestion de la ligne ferroviaire Coni-Breil-Vintimille. Un vote historique qui enterre le traité poussiéreux de 1970 et répartit enfin équitablement le fardeau financier entre la France et l’Italie. Pourtant, si la vallée de la Roya peut enfin envisager son désenclavement à grande vitesse, ce succès local percute frontalement un climat politique délétère : le grand sommet bilatéral de Toulouse, censé célébrer cette lune de miel, a été discrètement torpillé par Rome.

L’épilogue parlementaire d’une arlésienne transalpine

C’est un coup de tampon qui résonne avec la force d’un soulagement collectif de part et d’autre des Alpes, venant clore un interminable chemin de croix administratif. Le texte adopté ce jour par l’Assemblée nationale, référencé sous le laconique « Texte n° 260 » et paraphé par sa présidente Yaël Braun-Pivet, autorise formellement l’approbation de la convention signée à Milan le 12 avril 2024. Ce document, froidement intitulé « convention relative à l’entretien courant et à l’exploitation de la section située en territoire français de la ligne ferroviaire Coni-Breil-Vintimille », marque en réalité la renaissance d’une artère vitale pour les mobilités locales et l’économie de la Roya. Sur sa page Facebook, ce mardi 31 mars, le ministre des Transports Philippe Tabarot n’a d’ailleurs pas boudé son plaisir, qualifiant le vote de « journée historique ». Comme l’indique le ministre dans sa publication, cette adoption permet de définir « un cadre clair entre la France et l’Italie pour la répartition des responsabilités et des financements », débloquant ainsi des « investissements indispensables » pour garantir, à terme, des trains « plus rapides et plus fiables ».

Cette validation par les députés français vient parachever un parcours législatif que nous suivions déjà de près dans nos colonnes : comme le rapportait zAlp dans son édition du 19 février 2026, le Sénat avait déjà ouvert la voie en adoptant ce projet de loi en première lecture, un hémicycle où Philippe Tabarot saluait déjà la fin de « plus de quinze ans d’incertitude ». Le train législatif est désormais arrivé à quai du côté français, rejoignant la locomotive italienne qui avait pris une sérieuse avance. En effet, selon une note détaillée du service des études de la Chambre des députés italienne, mise à jour le 1er avril 2025, la péninsule avait ratifié et rendu exécutoire cette même convention dès la promulgation de la loi n° 38 du 11 mars 2025. Il ne manquait plus que le sceau de Paris pour que le droit rejoigne enfin les nécessités brûlantes du terrain, clôturant une asymétrie qui n’avait que trop duré.

L’enterrement de première classe du traité de 1970

Si cette ratification est perçue comme une libération territoriale, c’est parce qu’elle vient purger une véritable anomalie juridique héritée des logiques d’après-guerre. D’après la fiche d’analyse législative transalpine, le nouveau texte abroge formellement la loi de 1973 qui ratifiait la convention de Rome du 24 juin 1970. Ce vieil accord, jugé aujourd’hui publiquement « non plus conforme au droit de l’Union Européenne » et à sa directive sur l’espace ferroviaire unique, imposait à l’Italie de supporter l’intégralité de la charge d’entretien de la portion française de la ligne. Face à cette absurdité kafkaïenne, Rome et la région du Piémont avaient logiquement coupé les vivres, entraînant un délabrement tel que la vitesse sur le tronçon azuréen avait été dramatiquement abaissée à 40 km/h. C’est cette dégradation endémique que fustigeait d’ailleurs la députée Alexandra Masson à l’Assemblée au printemps 2025, tel que nous le relations dans notre article de février dernier.

La nouvelle donne milanaise balaie définitivement cette iniquité. Le Titre III de la convention, minutieusement détaillé par les instances transalpines, impose désormais une répartition des déficits ou des excédents d’exploitation « proportionnée à la circulation des trains italiens et français », tout en incluant une clause de sauvegarde garantissant que chaque État assumera au moins 25 % du déficit. C’est le triomphe tardif de la rationalité, fondé sur les principes de territorialité et de proportionnalité, qui met fin à un jeu de dupes condamnant l’infrastructure à une lente asphyxie. Cette réhabilitation politique et financière s’inscrit par ailleurs parfaitement dans les recommandations du document officiel du Programme de Coopération Territoriale Interreg VI-A Italie-France ALCOTRA 2021-2027 (approuvé par la Commission européenne le 29 juin 2022), qui érigeait le franchissement des obstacles administratifs et juridiques en priorité absolue (Objectif ISO 1) pour sauver les mobilités durables de la région.

Le paradoxe de la Roya : un succès local percuté par la brouille Macron-Meloni

L’ironie de l’histoire veut pourtant que ce déblocage transfrontalier historique intervienne au moment précis où le moteur diplomatique franco-italien cale bruyamment. La ratification de ce 31 mars offrait sur le papier un trophée de choix à Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, qui devaient se retrouver en grande pompe à Toulouse les 9 et 10 avril prochains pour célébrer la dynamique du traité du Quirinal. Mais comme le révélait une dépêche de l’agence italienne ANSA publiée par le journaliste Fabrizio Finzi le 22 février dernier, confirmant des informations de l’AFP, ce grand rendez-vous n’aura pas lieu au printemps. À la demande expresse de la présidente du Conseil italien, formulée en marge du sommet européen du 12 février, l’Élysée a été contraint d’accepter un report sine die de la rencontre, qui devrait glisser dans une fenêtre incertaine « entre mi-juin et mi-juillet », après le G7 d’Évian. Un camouflet diplomatique qui en dit long sur la fragilité de l’axe Paris-Rome.

Derrière les sourires de façade, les relations entre les deux capitales demeurent électriques, minées par des querelles récurrentes qui rappellent que le traité du Quirinal (entré en vigueur le 1er février 2023) peine à masquer les fractures idéologiques. L’agence ANSA rappelle ainsi la récente passe d’armes verbale déclenchée par la mort d’un activiste d’extrême droite à Lyon. Au président français qui taclait des « nationalistes premiers à commenter les affaires d’autrui », Giorgia Meloni avait vertement répliqué en fustigeant une France prompte à donner des leçons tout en ayant « donné l’asile pendant des décennies » aux terroristes des Brigades rouges. Ajoutez à cela l’absence remarquée d’Emmanuel Macron aux actuelles Jeux Olympiques d’hiver en Italie, les profondes divergences sur la gestion migratoire, ou encore le péché originel des déclarations de la ministre française Laurence Boone en octobre 2022 (qui promettait de « vigiler sur le respect des droits » par le nouveau gouvernement italien), et vous obtenez un climat de guerre froide larvée. Le constat est donc saisissant pour notre territoire : si les trains de la Roya pourront bientôt traverser la frontière à vitesse grand V, le dialogue entre le palais de l’Élysée et le palais Chigi, lui, reste tragiquement à l’arrêt.

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